Il arrive qu'un mauvais dimensionnement initial (ou des adaptations du besoin) conduisent à un débit plus élevé que nécessaire. La solution, fréquente, consistant alors à étrangler le débit (clapet) pour le ramener à la valeur désirée est généralement énergétiquement peu efficace. Dans l'exemple ci-dessous, les pertes de charge ont été mal évaluées et elles sont plus faibles que prévu (on est à droite du point attendu et le débit est trop grand, point 2). La correction usuelle de débit avec un clapet semi-fermé permet d'atteindre le débit désiré Q1 . Cette stratégie conduit à un point de fonctionnement (1) qui se situe dans une zone de mauvais rendement et de pression élevée.
La bonne solution consiste à rouvrir partiellement le clapet jusqu'à atteindre
le rendement maximal (3) puis à reduire la vitesse jusqu'à atteindre le débit Q1
souhaité (4). On atteint le débit désiré avec un excellent rendement et une
pression très réduite.
-> ventilateur conservé, ouverture du clapet ajustée, ajout d'un CF (changement
de poulies, s'il n'est pas prévu de besoin variable).
Parbre point 1: 4.9 kW
Parbre point 4: 1 kW
Consommation divisée par 4 environ (tenant compte des rendement plus faibles du
moteur et du CF à vitesse réduite, rapport de 5 si changement de poulies)
Dans le cas contraire, si les pertes de charges sont plus élevées que calculées
et que, par exemple, on se trouve en réalité au point 1 plutôt qu'au point 3, il
n'est pas possible de corriger le tir et seule un autre ventilateur fera
l'affaire (à moins que la vitesse puisse être augmentée jusqu'à atteindre le
débit du point 3).
On notera que les axes logarithmiques font que les courbes de charges sont des
droites confondues avec les droites d'équirendement.